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 Infection à virus Zika

  

  

Isolé pour la première fois chez l’homme, en 1952, au Nigéria, le virus Zika est un arbovirus, appartenant à la famille des Flaviviridae, qui est transmis à l'homme par les moustiques Aedes spp. (principalement Ae. aegypti et Ae. Albopictus). 

Responsable d’une symptomatologie plus légère (fièvre, éruption cutanée et arthralgies) que d’autres arbovirus (comme le virus de la dengue ou le virus du Nil occidental). Il n'existe pas de traitement, mais les symptômes disparais​sent généralement spontanément. Des complications comme le syndrome de Guillain Barré sont rares. Le lien entre infection à virus Zika et microcéphalie est établi.​ 

Depuis sa première identification, la circulation du virus Zika est observée en Asie et en Afrique. Il a déjà été la cause de grandes épidémies en Micronésie (2007), en Polynésie française (2013) et en Nouvelle-Calédonie (2014). Depuis mai 2015, l'expansion géographique de l'épidémie sur le continent américain et dans le Pacifique le classe parmi les virus émergents.

 
Situation épidémiologique
 
Le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC), sur base des informations publiées par les ministères de la santé ou dans les médias, établit une mise à jour régulière de la situation épidémiologique : Carte
 
 
En Belgique
 
En 2016, le Centre national de référence a confirmé la maladie chez 126 patients de retour de voyage.   
 

Risque pour la Belgique 

En raison de l'expansion géographique de la maladie en Amérique latine et dans les Caraïbes, et le lien avec des anomalies neurologiques observées chez des nouveau-nés, le Risk Assessment Group (RAG) a réalisé une évaluation du risque que pourrait constituer le virus Zika pour la Belgique :   

Le vecteur responsable de la transmission du virus Zika n'est, à ce jour, pas établi en Belgique. Le risque est donc actuellement limité aux voyageurs en zone où la transmission est active et en particulier, aux femmes enceintes, ou qui souhaitent le devenir. 

Il n'existe pas de vaccin. Les voyageurs doivent appliquer les mesures de protection contre les moustiques, les femmes enceintes envisager de différer un voyage non essentiel et les hommes revenant d'une zone épidémique, songer à utiliser des préservatifs si leur partenaire est enceinte ou souhaite le devenir. Un centre de médecine du voyage peut donner des conseils de prévention adaptés à chaque voyageur. 

Il est donc important de s'informer avant un voyage.

La Belgique dispose d'une capacité diagnostique grâce au Centre national de référence: 
 
 
Mise à jour : 

La présence du virus Zika dans le sperme plus de trois semaines après le début des symptômes a été démontrée. Quelques cas de transmission par voie sexuelle ont été confirmés. Par conséquent, en raison du lien possible entre infection à Zika et microcéphalie, la prudence impose d’informer les voyageurs à propos de la réduction du risque de transmission sexuelle par l’utilisation de préservatifs (voir recommandations dans la fiche informative ci-dessus).​ 

 

L’OMS  a déclaré le 1er février 2016, que l’épidémie à virus Zika qui sévit en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi que les cas de microcéphalies et d’autres troubles neurologiques signalés, con​stituent une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Cette qualification officielle de l’épidémie a pour objectif d’accélérer l’action internationale contre le virus et la recherche scientifique, et n’est pas en lien avec une aggravation de la situation sanitaire.

 

Plus d’informations : 

Fiche informative de l'ECDC pour les professionnels de santé :
 
Évaluation du risque par l'ECDC :  
 
Informations pour les voyageurs par l'Institut de Médecine tropicale: 
http://www.itg.be/itg/GeneralSite/Default.aspx?L=F&WPID=849&MIID=679​
 
Informations du SPF Affaires étrangères aux voyageurs :
 
Recommandations du Conseil supérieur de la Santé: 


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